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  • Être fidèle à ma Patrie, la République de Pologne

     

  • NOUVELLES

  • 10 novembre 2014

    En France le jour du 11 novembre représente l’anniversaire de l’armistice, la fin de la Première guerre mondiale. C’est une des plus grandes commémorations dans le calendrier de la République. Pour les Polonais, ce jour représente aussi, ou peut-être avant tout, l’anniversaire de retour de la Pologne sur la carte d’Europe. C’est la fête nationale qui commémore l’indépendance regagnée après une période de 123 ans de partages.

    En ce moment quand l’Europe célébrait la paix après quatre années de la guerre mondiale, nos grands-parents réjouissaient l’independence retrouvée après plusieurs efforts militaires et politiques de nos compatriotes dont le seul but était de reprendre la souveraineté de la Pologne. En 1918 les rêves des générations ont été réalisés. La Pologne souveraine et indépendante est née.

     

    Ce jour-là, la Pologne se joint à tous ceux qui commémorent la fin de la Grande Guerre et rendent hommage à tous les héros de la guerre. Mais aussi nous honorons la mémoire de plusieurs générations des combattants qui n’ont pas jamais abandonné l’espoir de voir leur pays libre.

     

    En servant une cause sacrée, l’indépendance, ils ont souvent dû payer un prix très élevé: contraint à l’exil en abandonnant leurs foyers, ou sacrifiant leurs vies.

     

    Rappelons-nous les soldats de l’insurrection polonaise de Novembre (1830-1831) et de celle de Janvier (1863-1864), les insurgés polonais exilés en Sibérie, les soldats de la Légions polonaises dirigés par Józef Piłsudski, ceux de l’Armée Bleue du Général Haller, les membres de l’Organisation militaire clandestine polonaise (POW) ainsi que d’autres organisations militaires, paramilitaires ou mouvements de résistance. Qui se souviendra d’eux, si nous ne le faisons pas?

     

    En ce jour nous adressons aussi notre profonde gratitude à tous ceux qui dans les années 1918-1921 ont contribué à façonner les frontières de la Pologne libre: les résistants de l’Insurrections de la Grande-Pologne (Powstanie Wielkopolskie), de Silésie (Powstania Śląskie), les Aiglons de Lviv (Orlęta Lwowskie) et tous ceux qui ont sécurisé la frontière orientale contre la «peste rouge».

     

    La bataille victorieuse qui s’est déroulée aux abords de Varsovie en août 1920 a sauvegardé la souveraineté du pays mais aussi l’avenir de l’Europe.

    Dans ce contexte, il est important de se souvenir de l’aide militaire considérable que la France a su apporter à la Pologne. En effet, entre 1919 et 1921 la mission militaire française a aidé les autorités polonaises à réorganiser l’armée et son système de formation militaire et a fourni d'importantes quantités de matériel militaire. Plusieurs centaines d’officiers de l’armée française (entre 200 et 400) ont été répartis parmi les cadres de l’armée polonaise et certains d’entre eux ont même participé aux missions de combat, comme par exemple le capitaine Charles de Gaulle.

    Nous nous souvenons également des hommes d’Etat polonais tels que Józef Piłsudski, Roman Dmowski, Ignacy Jan Paderewski, qui ont agi selon le principe «Salus rei suprema lex publicae» - Que le bien de la République soit notre loi suprême.

     

    Cette année nous célébrons le 25ème anniversaire de la chute des régimes communistes en Europe et le recouvrement de la pleine souveraineté de la Pologne. Sans la révolution pacifique de 1989 en Pologne, les importantes transformations en Europe Centrale et Orientale n’auraient pas eu lieu et par conséquent, elles n’auraient pas entrainé l’unification de l’Europe. 

     

    Il est de notre devoir de nous souligner et de rappeler à tous que l’unification de l’Europe a débuté en 1989 sur la Vistule.

     

    Il y a encore quelques années, il semblait que la Pologne, grâce à son ancrage dans l’OTAN et dans l’Union européenne, soit devenu un pays libre hors de tout danger, et donc que la lutte pour son l’indépendance ne soit qu’un épisode parmi les annales de l’histoire, mais ceci ne reflète pas la réalité actuelle, car en observant avec attention, le conflit qui se déroule à l’heure à notre porte nous prenons conscience de la fragilité de notre sentiment de sécurité. Derrière notre frontière orientale, qui est maintenant celle de l’OTAN et de l’Union européenne, nous réalisons que ce conflit armé qui se poursuit à notre porte affecte aussi la Pologne et les autres pays.

     

    Grace à son appartenance à l’OTAN et à l’Union européenne, la Pologne bénéficie de garanties importantes en matière de sécurité. Restant au sein de l’Union européenne et de l’OTAN la sécurité de la Pologne est certainement plus forte que si elle était en dehors de ces structures, mais elle n’est pas garantie pour une période indéterminée. Son renforcement est encore plus important aujourd’hui. La Pologne et toute l’Europe ont besoin d’une politique commune en matière de sécurité, une politique compréhensible pour ses citoyens et surtout réactive face aux menaces potentiels actuelles et futures.

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